Publié par Fabrice Jobard

C'était pourtant une tradition bien établie, une de celles qu'on aurait pu allégrement qualifier de « républicaines »... pourtant, depuis quelque temps, les cérémonies de vœux n'ont plus la côte.

En fait tout a commencé l'an passé.

Prétextant la crise, les collectivités ont annulé les unes après les autres des vœux souvent prévus de longue date.

Cette année, le mouvement s'est amplifié.

Partout on se serre la ceinture et... on le fait savoir.

A Nice, la municipalité, le Conseil Général... et la Préfecture ont fait manifestation commune. Dans les Bouches-du-Rhône ne sont plus conviés que le personnel... et les journalistes.

Dans tous l'hexagone, le champagne est devenu tabou.

Et, au grand désespoir des piques assiettes, le Banga et les cacahouètes ont même fait leur grand retour !

On peut s'interroger sur les motivations profondes de ces suppressions.

Combien coûtent réellement les cérémonies de début d'année ?

1 % du budget la communication ? 2 % ? 5% ?

Peu importe, les économies sont incontestablement de l'ordre du symbole.

Symbole d'une dérive territoriale « monarchique » diront les uns.

Symbole d'une proximité qui se perd diront les autres...

Je ne suis pas loin de penser la même chose.

Pour certains habitants, les  vœux était le seul moment où ils venaient en mairie. Le seul moment aussi où les élus faisaient le point sur les réalisations en cours, dans une ambiance conviviale qui manque tellement parfois.

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