Publié par Fabrice Jobard

soldat-inconnu.jpgLe président Nicolas Sarkozy veut faire du 11 novembre la date de commémoration de "tous les morts pour la France". Un projet de loi va bientôt être déposé. Mais pas question de supprimer les autres célébrations.

«Le gouvernement déposera dans les semaines qui viennent un projet de loi qui fera de la date anniversaire de l'armistice de 1918, la date de commémoration de la Grande Guerre et de tous les morts pour la France», a déclaré Nicolas Sarkozy, hier matin, lors de la cérémonie du 11novembre, à Paris. 

Soutien à l'inscription obligatoire des noms 

Le gouvernement apportera, par ailleurs, «son soutien à la proposition de loi visant à rendre obligatoire l'inscription sur les monuments aux morts des noms des "morts pour la France"», a-t-il ajouté. Le président de la République a indiqué qu'il pensait, en particulier, «à tous les morts en opérations extérieures. Ceux qui sont tombés en Indochine, à Suez, en Afrique du Nord, mais aussi dans les Balkans, au Moyen Orient, au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan». Des victimes qui, aux yeux du chef de l'État, «ont droit au respect et aux honneurs que la Nation réserve à ceux qui ont fait, pour elle, le sacrifice de leur vie». Nicolas Sarkozy a cependant indiqué qu'il n'était pas pour autant question de supprimer d'autres commémorations. 

Hollande défavorable 

Candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande a déclaré, hier, qu'il n'était «pas favorable» à cette initiative. «Il n'y a pas besoin de légiférer sur ces questions-là. On a mieux à faire. Chaque célébration doit rester ce qu'elle signifie par elle-même. Le 11novembre, c'est la Première Guerre Mondiale», a-t-il précisé. En outre, «chaque célébration doit (...) en même temps permettre de pouvoir faire une évocation de tous les morts pour la France, notamment ceux qui sont tombés en Afghanistan ». Eva Joly, candidate Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, a, pour sa part, proposé de remplacer la commémoration de l'armistice de 1918 par une «journée européenne pour la paix». «Je voudrais (...) que nous arrêtions de penser que c'est l'Allemagne qui a perdu la guerre, que c'est la France qui l'a gagnée, et que nous nous concentrions sur l'essentiel, l'espoir européen», a souhaité l'ancienne magistrate.

 

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