Publié par Fabrice Jobard

Une des premières qualités du dircom territorial doit être le sens de la diplomatie. Ses domaines de compétence sont en effet bornés par les prérogatives des autres directeurs.

Dès qu'il met en avant les réalisations de l'équipe municipale, il doit composer avec le dircab.

Dès qu'il s'intéresse à la communication interne, il se heurte au DRH. Dès qu'il se penche sur Internet, il fait face au DSI. Dès qu'il veut promouvoir son territoire, il doit rendre attache avec le directeur de l'Office de Tourisme...

Ces enjeux de pouvoir sont difficiles à gérer, mais ils sont le lot de tous les dircoms des secteurs publics et privés ( les rapports entre directeurs de la communication et directeur du marketing sont souvent houleux). Là où tout se complique dans les collectivités, c'est que ces relations entre agents sont doublées de relations entre élus.

Si l'adjoint en charge des relations publiques tombe en « disgrâce politique», le dircom perdra incontestablement de sa superbe, surtout si ce dernier avait contribué à son embauche. Inversement, la subtilité des alliances entre élus peut lui permettre de faire avancer des dossiers auxquels il ne croyait plus.

Finalement, la meilleure posture à adopter pour le chargé de communication, c'est de garder la tête froide et... d'éviter de froisser trop de monde. Indépendamment du résultat de ses actions, un maire ou un président ne gardera pas très longtemps près de lui un dircom ayant... mauvaise presse

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