Publié par Fabrice Jobard

La communication interne doit cesser d’être le parent pauvre de la communication territoriale.

Si on regarde de près les supports… on a l’impression de retrouver la communication d’il y a une dizaine d’années (au moins).

Les journaux (pour la plupart trimestriels) fleurent bon l’amateurisme et sont parfois nourris de fautes d’orthographe. Les intranet sont complexes, chargés et peu mis à jours… à des années lumières des sites internet qui font la fierté des mêmes collectivités.

Cette « ringardisation » de la forme peut-être préjudiciable à la diffusion des messages, à une époque où les agents sont, comme tous les citoyens, bombardés d’informations plus chatoyantes et persuasives les unes que les autres.

Le relatif désintérêt pour la communication interne trouve très certainement son origine  dans la place qu’elle occupe dans l’organigramme réel des collectivités. 

Située quelque part entre la direction de la communication (pour les outils), la DRH (pour le contenu) et la Direction Générale (pour la stratégie), elle n’est véritablement prise en main par personne.

Les dircoms auraient pourtant intérêt à la prendre au sérieux et à y consacrer des moyens humains et financiers plus conséquents.

Dans certaines collectivités, avec l’explosion des effectifs, on arrive, de proche en proche à toucher une part très importante des habitants du territoire.

Dans mon Conseil Général, des études ont montré que chaque magazine interne était lu (très attentivement !) par au moins dix personnes en dehors des services (famille, amis, voisins…) . Si on fait les comptes, c’est en définitive près de 15 % de l’ensemble de la population active du département qui jette chaque mois un coup d’œil sur le journal interne de l’institution. Avouez qu’il y a de quoi s’y intéresser un peu sérieusement, non ?

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