De nombreuses collectivités du sud de la France viennent d’annoncer qu’elles renonçaient à leurs traditionnelles cérémonies des vœux pour cause de crise :  la Ville de Marseille, la Région PACA, les Départements des Hautes-Alpes et des Bouches-du-Rhône… La préfecture du Var s’est même mise au diapason.

Officiellement, il s’agit de faire de substantielles économies.

Dans les Hautes-Alpes, La suppression des voeux représenterait une économie d'"environ 40.000 euros", dont 15.000 euros de frais de bouche, 17.000 euros de cadeaux au personnel (900 employés), 5.000 euros de cartes de voeux (remplacées par les voeux électroniques) et 3.000 euros pour les frais de personnel. A Marseille, Jean-Claude Gaudin a indiqué dans un communiqué que l'argent économisé sera utilisé "pour la réalisation de projets qui pourront profiter à Marseille et à l'ensemble des Marseillais pour améliorer leur qualité de vie", sans plus de précision.

Au delà de la démagogie de circonstance… on est en droit de se demander si on ne doit pas voir aussi dans ce courant prohibitionniste d’un genre nouveau, une certaine revanche des dircoms et des dircabs.

Tout le monde vous le dira, les cérémonies de vœux sont terriblement pénibles à organiser. Chaque fin d’année, une fois le budget passé, il faut dépoussiérer  les fichiers (rien de pire que d’inviter des administrés décédés dans l’année !), passer commande auprès de traiteurs débordés et innover pour rendre la cérémonie le moins soporifique possible (réalisation de films rétrospectives, décoration soignée...). Sans compter qu’il faut rassurer les élus sur la fréquentation prévue…

Tag(s) : #Les institutions

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