Publié par Fabrice Jobard

La campagne présidentielle américaine a été l’occasion d’un formidable débat réduit (comme toujours) en France à quelques effets de manche publicitaires.

N’en déplaise en effet au maire du Val-de-Reuil qui, pour faire « moderne », a fait réaliser dans un de ses quartiers une bâche de 22 mètres sur 6 à l’effigie de Barak Obama, les deux années de campagne (si on compte les Primaires) ne se sont pas réduites à l’affrontement de  deux marques : l’une « ouverte » résumée par le slogan (« We can !») et l’autre « autocentrée » (« Country First ! »).

Les candidats ont parcouru le pays dans tous les sens. Ils ont touché du doigt ses forces, ses faiblesses, ses peurs et ses contradictions.

Ils sont allés au bout de leurs convictions pour élaborer des programmes (si, si !) en phase avec l’Amérique et ses préoccupations. Quitte à revoir quelques dogmes bien établis (l’intervention de l’Etat jugée nécessaire du côté Républicain, par exemple).

Dans l’ensemble, la  campagne a été passionnante, débarrassée de la plupart des stupidités qui font tellement rire de ce côté de l’Atlantique. On a ainsi très peu vu ces fameux spots télé négatifs qui ont fait tant de mal la dernière fois à John Kerry et au final les candidats n’ont même pas dépensé les dollars accumulés par leurs supporters.

Finalement, c’est le candidat le plus en phase avec l’air du temps qui a remporté la mise.

Celui aussi qui était le mieux à même d’apporter ce petit supplément d’âme nécessaire au rêve américain. 

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