Publié par Fabrice Jobard

L'État n'organisera demain «aucune commémoration nationale» à l'occasion du 50e anniversaire du cessez-le-feu, a annoncé le secrétaire d'État aux anciens combattants, Marc Laffineur. «Si le 19mars évoque la joie du retour des militaires français dans leur famille, il marque également l'amorce d'un drame pour les rapatriés, contraints au déracinement, et le début d'une tragédie pour les harkis, massacrés dans les semaines qui suivirent, au mépris des accords d'Évian», Selon MarcLaffineur, «loin de réconcilier les mémoires, le 19mars est une date qui les divise et ravive les plaies profondes d'une page douloureuse de l'histoire de la France». 

Appels au rassemblement de la Fnaca 

La Fédération nationale des anciens combattants d'Algérie, Maroc, Tunisie (Fnaca), qui revendique près de 350.000 adhérents, appelle pour sa part à un grand rassemblement lundi à 16h45 au Mémorial national de la guerre d'Algérie, quai Branly à Paris. Les participants doivent ensuite remonter les Champs-Élysées jusqu'à l'Arc de triomphe, où sera ravivée à 18h30 la flamme sur le tombeau du soldat inconnu. En Bretagne, un défilé est notamment prévu à 14h 15 à Pleyben jusqu'au mémorial de la commune. La Fnaca défend la date anniversaire du cessez-le-feu, le 19mars 1962, au lendemain des Accords d'Évian, pour rendre hommage aux 30.000 soldats français, pour la plupart des appelés, tombés en Afrique du nord, contre celle du 5décembre fixée officiellement en 2003. Le 5décembre ne correspond à aucun événement connu de la guerre d'Algérie. C'est la date à laquelle Jacques Chirac, alors président de la République, a inauguré en 2002 le Mémorial du quai Branly.

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