Dans toute correspondance, il est indispensable de faire attention aux règles typographiques et plus particulièrement à l’usage des majuscules.

Il n’est pas en effet de signe orthographique plus mal employé. On en place partout, à tout propos et hors de propos. Or, la majuscule permet de marquer des nuances qui sont utiles à l’intelligence et à l’expression des idées ; elle constitue également une marque « protocolaire » qu’il faut par conséquent employer à bon escient. Son usage obéit à des règles.

On met systématiquement une majuscule :

    - au mot commençant une phrase ;

    - au premier mot d’une citation introduite par un deux-points, avec ou sans guillemets ;

    - au mot qui suit les points d’interrogation, d’exclamation ou de suspension, si ceux-ci terminent une phrase ;

    - au premier mot d’un vers, sauf si le poète a choisi délibérément d’utiliser une minuscule.

En dehors de ces cas, la majuscule a une fonction distinctive.

    - Elle s’emploie pour les cas uniques : le Conservatoire national des arts et métiers, mais le conservatoire de Toulouse.

    - Les titres, les fonctions des membres des assemblées et des corps constitués ne prennent jamais de majuscule : le maire, le secrétaire général, le président de la République.

    - Pour les dénominations composées et déterminées, on met une majuscule au mot principal, au mot maître qui donne son individualité à l’expression : le Conseil constitutionnel, le Conseil des ministres, la Cour des comptes, l’Assemblée nationale, le ministère de l’Intérieur, la préfecture de Police…

    - Exceptions    _Toutefois, en raison du caractère éminent de leurs fonctions, on concédera la majuscule aux souverains, chefs d’État, hauts dignitaires : Sa Majesté, Sire, Sa Sainteté, Son Éminence, Son Excellence, le président de la République, le Premier ministre.

Tag(s) : #Bien écrire

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