Publié par Fabrice Jobard

Dans toute correspondance, il est indispensable de faire attention aux règles typographiques et plus particulièrement à l’usage des majuscules.

Il n’est pas en effet de signe orthographique plus mal employé. On en place partout, à tout propos et hors de propos. Or, la majuscule permet de marquer des nuances qui sont utiles à l’intelligence et à l’expression des idées ; elle constitue également une marque « protocolaire » qu’il faut par conséquent employer à bon escient. Son usage obéit à des règles.

On met systématiquement une majuscule :

    - au mot commençant une phrase ;

    - au premier mot d’une citation introduite par un deux-points, avec ou sans guillemets ;

    - au mot qui suit les points d’interrogation, d’exclamation ou de suspension, si ceux-ci terminent une phrase ;

    - au premier mot d’un vers, sauf si le poète a choisi délibérément d’utiliser une minuscule.

En dehors de ces cas, la majuscule a une fonction distinctive.

    - Elle s’emploie pour les cas uniques : le Conservatoire national des arts et métiers, mais le conservatoire de Toulouse.

    - Les titres, les fonctions des membres des assemblées et des corps constitués ne prennent jamais de majuscule : le maire, le secrétaire général, le président de la République.

    - Pour les dénominations composées et déterminées, on met une majuscule au mot principal, au mot maître qui donne son individualité à l’expression : le Conseil constitutionnel, le Conseil des ministres, la Cour des comptes, l’Assemblée nationale, le ministère de l’Intérieur, la préfecture de Police…

    - Exceptions    _Toutefois, en raison du caractère éminent de leurs fonctions, on concédera la majuscule aux souverains, chefs d’État, hauts dignitaires : Sa Majesté, Sire, Sa Sainteté, Son Éminence, Son Excellence, le président de la République, le Premier ministre.

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Guy Fréry 10/10/2007 15:04

Bravo, j'allais dire enfin ! C'est en effet une perversion qui s'insinue partout dans les écrits des fonctionnaires territoriaux, cette manie de la majuscule. C'en est des fois complètement ridicule. Par contre, pour moi qui vient du journalisme, je ne suis pas tout à fait d'accord avec les deux points. Dans la typo journalistique, les deux points sont suivis d'une minuscule car ils ne terminent pas la phrase, au contraire ils la relancent.
Quand j'argumente sur le ridicule de la "majusculite" avec un FT pas convaincu, je lui dit d'ouvrir un journal officiel : on y trouve très peu de majuscules.

Bruno Roublet 19/09/2007 10:56

Très bien vu !