Publié par Fabrice Jobard

Le protocole ne prend généralement pas en compte les usages prônés par le savoir-vivre. Comme il a été énoncé, c’est un code qui régit les hiérarchies en fonction de titres, de fonctions et de positions officielles. Le savoir-vivre est du domaine privé. Le protocole ne se conçoit qu’à partir d’une certaine structuration de la société, alors que le savoir-vivre touche tous les cercles de cette dernière et les diverses situations de la vie quotidienne. Il n’y a pas de protocole en famille, entre amis, alors que le savoir-vivre s’applique à de telles relations. Enfin, une certaine latitude gouverne les règles de savoir-vivre alors que celles du protocole possèdent un caractère réglementaire, obligatoire, qu’il est préférable de ne pas transgresser. Les usages privés survivent aux révolutions, même lorsque celles-ci prétendent en répudier l’esprit. Les règles du protocole sont toujours affectées par les changements institutionnels. Le protocole reflète d’ailleurs les institutions d’un pays. Il est différent dans un État démocratique et dans un État totalitaire, dans une république ou une monarchie. Toutefois,  les règles essentielles de savoir-vivre sont à respecter absolument et dans bien des cas elles ont un pouvoir de coercition aussi grand que le protocole officiel.
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