Publié par Fabrice Jobard

Le candidat d'En Marche veut mettre un terme à «une forme d'hypocrisie» autour du rôle de conjoint ou d'époux du chef de l'Etat. 

Invité  sur RTL, Emmanuel Macron a déclaré qu’il voulait «clarifier» le statut de l’épouse du chef de l’Etat s’il est élu président de la République. Interrogé sur le rôle que pourrait avoir son épouse Brigitte s'i le couple entrait à l’Elysée, le candidat d’En Marche! a plaidé pour une meilleure définition de la place du conjoint du président ou de la présidente. 

 

«Ça fait des décennies qu’on tourne en France autour de cette question du statut de la Première dame ou Premier homme (sic) qui accompagne celui ou celle qui est élu(e), a regretté le candidat. Je pense que c’est important de le qualifier. Sinon, on se retrouve dans des pratiques d’entre-deux et de dissimulation qui sont impossibles à vivre pour le ou la personne intéressée et qui sont une forme d’hypocrisie».

Emmanuel Macron récuse néanmoins le terme de «rôle officiel». «Je me méfie du terme rôle officiel, qui n'est pas avoir une fonction officielle rémunérée. Elle aura un rôle et elle ne sera pas cachée, parce qu'elle partage ma vie et parce que son avis est important” (...) Je pense que c'est important de le clarifier», a-t-il ajouté.

Pas de rémunération sur les fonds de la République

 

L’ancien ministre de l’Economie ne souhaite pas allouer un budget officiel lié à ce statut : «Rémunérée par la République, non. Avoir un rôle, un vrai statut et une capacité à faire, oui». La question financière est pourtant au coeur du débat. Sans existence légale, la Première dame et ses collaborateurs sont aujourd’hui rémunérés sur les finances du cabinet du président. 

 

D’après un rapport officiel rendu public, en 2013, l’ex-compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, ses collaborateurs et ses frais de fonctionnement coûtaient à l'Etat 33 000 euros par mois. Carla Bruni,épouse de Nicolas Sarkozy, avait une équipe de huit personnes à son service, pour un coût global mensuel de 60 000 euros.

Commenter cet article