Publié par Fabrice Jobard

Question :  je me posais une question d'ordre protocolaire et diplomatique et je me permets de vous contacter. Emmanuel Macron est actuellement en voyage en Algérie où il va rencontrer aujourd'hui trois ministres du pays dont le Premier ministre ainsi que celui des Affaires étrangères. Ces rencontres entre des membres d'un gouvernement et un candidat d'une élection d'un autre pays et non-élu sont-elles diplomatiquement acceptables ? 
 
Bonjour,
permettez moi tout d'abord de vous remercier pour la confiance dont vous me témoignez en m'interrogeant de la sorte.
Les déplacements à l'étranger de candidats ne relèvent d'aucun protocole diplomatique particulier... et il n'est pas rare que ceux-ci trouvent porte close lorsqu'ils veulent rencontrer des dirigeants. Celà est particulièrement vrai lorsqu'ils apppartiennent à l'opposition et que les responsables étrangers ne veulent pas froisser leurs homologues français. Ce fut le cas en 2012 pour François Hollande qui n'avait pas pu rencontrer Angela Merkel, James Cameron... et avait du se "rabattre" sur un entretien très rapide avec le président polonais : Hollande rencontre enfin un président à l’étranger
 
En 2007, Nicolas Sarkozy   démissionne de son poste de ministre de l'intérieur assez tardivement (en mars) alors même qu'il avait annoncé sa candidature... C'est pourquoi il a pu être reçu officiellement en Grande Bretagne en janvier par Tony Blair :  1er déplacement à l'étranger du candidat Sarkozy. On lui a cependant ensuite reproché d'avoir utilisé des moyens publics au service d'une cause électorale.
 
 
Dans le cas d'Emanuel Macron en Afrique du Nord, il s'agit incontestablement de rencontres informelles. Les dirigeants algériens parient peu-être sur son élection et... le candidat cherche à se donner une stature internationale 
 

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