Publié par Fabrice Jobard

A l'origine le mot "Toster" était français. Il désignait au XVIe siècle l'action de tremper dans son vin une tranche de pain grillée qui accompagnait les festivités. Les anglais prirent ce mot à leur compte et en firent des "toasts" qu'il portèrent au figuré, dans les plus grandes circonstances.

En France, la fête de la fédération de 1790 est un exemple célèbre où le choix des toasts et des santés sont multiples :

- à la majesté du peuple

- à la liberté universelle

- aux pères de notre Constitutions...

Aujourd'hui dans les dîners officiels, le toast se porte uniquement à la fin du repas. L'invitant fait parvenir à la personnalité invitée le texte de l'allocution qu'il va prononcer afin qu'il puisse lui répondre.

La personnalité invitante se lève et porte le toast "en l'honneur de...", l'allocution doit être brève. Elle est prononcée dans la langue de l'invité, à défaut dans une langue commune aux deux personnalités.

Exemple :

- Salut à l'hôte d'honneur / résumé des considérations que suggère la réunion / formule de voeux au chef de l'Etat étranger, au personnage que l'on veut honorer / à la prospérité de son pays...

- L'invité d'honneur lui répond / remerciement pour l'accueil / réciprocité des sentiments manifestés...

- A l'issue du toast, les convives lèvent leur verre et le tendent en même temps, puis ils boivent ensemble. Bien entendu, il est formellement déconseillé de boire et de manger durant l'allocution.

Lors des dîners officiels en France on se limite généralement à un toast. Dans certains pays comme la Géorgie, c'est une tradition qui dure tout le dîner. Pour faciliter le bon déroulé du repas l'invitant nomme un "maître de table" (le tamada). C'est quelqu'un qui a le verbe haut et qui... tient bien l'alcool. Les toasts les plus importants (à nos femmes...) sont portés "bolandés" (cul-sec).

Dans les dîners privés ou professionnels, l'échange de toast a souvent lieu en début de repas. La première gorgée de vin est prise en commun. Certains considèrent qu'il est trivial de trinquer, une tradition venue du sud de la France et qu'il suffit de lever son verre à la santé de ses hôtes. Je pense, au contraire, à condition que l'on ne soit pas trop nombreux, qu'il est charmant de heurter légèrement les verres. La tradition veut alors qu'on se regarde dans les yeux et surtout qu'on ne croise pas les toast.

Toast !

Toast !

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