Publié par Fabrice Jobard

Dimanche dernier, Michelle Bachelet a annoncé dans son entretien avec El Mercurio que son fils Sebastian Davalos allait assumer le rôle de "Première Dame" au cours de son second mandat. Comme l’ont montré en France les débats autour du rôle de Première Dame, ce titre n’a pas de statut officiel et ses charges relèvent surtout du symbolique. Après son annonce, Michelle Bachelet a insisté sur le fait que son fils ne serait pas rémunéré, et qu’il s’agissait d’une façon pour lui de "l’accompagner et lui témoigner tout son soutien".

Sebastian Davalos Bachelet travaillait auparavant au ministère des Affaires Etrangères, au cours du premier mandat de sa mère ainsi que durant celui de Sebastian Piñera. Récemment accusé de conflit d’intérêt et de fraude fiscale, l’affaire n’a pas donné suite mais a obligé Michelle Bachelet a défendre son fils au cours de sa dernière campagne : "Mes enfants ne sont pas des personnes corrompues. Ils ne transgressent pas la loi, et en tant que mère, j’attends d’eux qu’ils se comportent comme des adultes, en phase avec la société et les valeurs que nous leur avons inculquées".

Une fonction principalement symbolique

En tant que Première Dame, Sebastian Davalos devra assumer les charges de directeur socioculturel de la Présidence. Il s’occupera donc de plusieurs associations, dont Fundacion Integra, Tiempos Nuevos, Orquestas Juveniles, Chilenter, Artesanías de Chile, Promoción y Desarrollo de la Mujer y Fundación de la Familia.

Michelle Bachelet n’est pas la première dirigeante d’Amérique Latine à agir de la sorte. L’an dernier, c’était le Président bolivien Evo Morales qui avait laissé à plusieurs reprises sa fille de 19 ans assumer le rôle de Première Dame du pays. En France,la place est vide et il semble bien qu’elle le restera.

Clément Ourgaud (www.lepetitjournal.com/Santiago) Mardi 25 mars 2013

Chili : la drôle de première dame de la présidente
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